Avril 2018, Bilan 2017, Chacun son rythme

Nous y voilà.
2018.
Souvenons nous
J’avais fait un tirage.

Harmonie.
Danse.
Amour.

Si 2017 devait être placé sous l’égide de ces mots, qu’en sera t’il pour 2018… Mais avant de continuer sur cette année, replongeons nous en 2017.

Force du hasard, belle coïncidence ou destin bienveillant, 2016 et 2017 se devaient de commencer par l’Harmonie.
Apriori tout était réuni pour. Mais cette année a en réalité commencé par la danse.

La danse comme une succession incessante de variations, de modifications.
Moi, ancienne danseuse classique, je me réjouissais après ce tirage pensant avoir trouvé le signe pour me remettre à cet art. Mais c’était bien mal penser ! La danse m’a en réalité embarqué dans un enchainement terrible de perte.
Ce premier trimestre 2017 j’ai perdu bien plus que je n’avais perdu jusque là. Une partie de mon âme d’enfant s’est éteinte cette année.
Étrangement mon récit commence par ce même amour dont j’avais du faire le deuil suite à une rupture soudaine. Ce deuil m’a rattrapé un an plus tard. Heureusement que cette temporalité s’était écoulée, je ne sais pas si j’aurais pu me relever sinon.
Alors que j’entame une belle histoire avec un bel homme dans ma jolie vie, je suis rattrapée par les blessures de cet amour perdu. Les distances instaurées et l’indépendance retrouvée n’ont pas suffit pour éviter le cataclysme qui s’est abattu sur moi. Je ne donnerais pas de détails, je ne m’épancherais pas plus, je ne suis surement pas prête à passer à l’écrit cet épisode. Une chose est sûre, au lieux de me détruire, il m’a renforcé, il m’a guérit et m’a permis de m’envoler. Mon innocence, mon estime, ma confiance, mon égo, ma candeur, ma bienveillance et mon altruisme, ont quand même bien était atteint. Mais chaque blessure se referme renforçant la conviction de manière durable. Je parlais déjà de limites l’an passé, je pensais les avoir atteintes. Aujourd’hui je sais que je ne les atteindrais jamais, je me suis découvert une force de résilience que j’admirais chez d’autres mais que j’ignorais chez moi. Même s’il ne faut jamais dire jamais, je le dis ici, je le grave en ces mots pour me souvenir de qui j’ai été face à cette situation.
Une dernière chose que ce ramassis de noirceur m’a appris : 15h de communications téléphoniques… plus jamais ! Je pose encore mon jamais ici.

Mais bien pire est arrivé. On appelle ça la vie. J’ai beaucoup pleuré, aujourd’hui je l’accueille.

La danse dans son tourbillon a fini par m’épuiser en lui ôtant la vie. Mon pépé est parti.
L’écrire me fait monter les larmes. Rien ne guérira cette blessure, et j’ai compris que je devais apprendre à vivre avec et qu’ainsi va la vie.

Son décès m’avait poussé à écrire. Et je remercie cette inspiration qui m’a permis de déverser et même d’emprisonner ma colère, ma haine, mon désespoir, ma nostalgie, ma peur et ma tristesse dans un poème passionné. Après le dernier point, ces émotions ont disparus de mon être. Et petit à petit seul les souvenirs heureux ont pris leur place. Même si les larmes n’ont pas disparus elles restent seules expressions de cette perte innommable. Aujourd’hui quand je veux me sentir près de lui, j’enfile son vieux gilet et je relis ces quelques vers. Mon pépé, je t’ai tant aimé. Mes larmes se mélangent à mon sourire que je ne peux effacer face aux vagues de souvenirs qui me reviennent et à tout l’amour que je lui porte.
Cet évènement m’a permis de relativiser et surtout donner envie d’avancer.
Je ne vais pas me targuer d’avancer désormais pour lui, ou de croire en la vie pour lui, d’être heureuse pour lui. Non, s’il m’a bien appris une chose mon pépé, c’est de vivre pour moi et les vivants. Je ne vais pas non plus me battre pour lui, la vie ne demande pas que l’on se batte pour elle, mais plutôt qu’on apprécie y participer, alors je vais juste continuer à être.

Avant de mourir, il était affaiblis mais a quand même eu la force de me prendre le bras et de me dire ces derniers mots.

Mots d’un pépé à sa petite fille.
« Ma fille, tu peux tout faire de ta vie.
Mais n’oublies jamais de réfléchir avec ta tête – il pose sa main sur sa tête -,
de voir l’étendu des possibles – il pose sa main au coin de son oeil -,
d’agir sans regret – il pose sa main sur son cœur. – »
Puis pépé étant pépé, il m’a lâché le bras et d’un signe de main m’a laissé partir la remuant une dernière fois « une tannée un jour j’te donne! »
« N’oublie jamais ce que je viens de te dire, fais attention a toi ma fille. »
Ça aura été ses derniers mots. Je suis partie. J’ai inondé l’ascenseur de l’hôpital de larme. Cette nuit là pépé a plongé dans un profond coma dont il ne s’est jamais réveillé.

Mon pépé était un grand homme.
Mamie m’a dit plus tard, qu’il était fière de la femme que j’étais devenue. Quelle joie et quelle reconnaissance j’ai pour ces deux vieux de l’amour. 80ans de tendre amour. Qui dit mieux ? Pas moi de toute évidence !

Mon pépé m’a donné la force d’avancer, et j’ai retrouvé le calme de la vie. J’ai enfin pu glisser vers cette harmonie tant promise. Cette danse tumultueuse m’a appris qu’elle n’en finira jamais mais que bien outillé on peut se mêler à son remous sans se perdre dans ses méandres.

L’harmonie retrouvée.
Toutes ces aventures m’ont permis de ré-établir des rapports sains avec mon entourage, de jouer la transparence avec mon nouveau compagnon et de retourner à l’essentiel.
Si l’harmonie décrit l’état des relations entre des personnes résultant de l’accord des pensées, des sentiments et des volontés, alors je dis oui, l’harmonie était au rendez vous.

Mais qui es tu, toi ce nouveau compagnon ?
Il est l’homme avec qui je partage ma vie depuis ce beau matin de 24décembre 2016. Il est arrivé sur mon harmonie 2016, a vécu ma danse 2017 et m’a permis de retrouver mon harmonie égarée. Il est celui qui m’a apaisé, qui m’a comprise, qui m’a fait croire en un nouveau nous. Il est celui qui partage ma vie, mes humeurs, mes emmerdes et mon bordel ! Le pauvre … Cours, fuis, il est encore temps ! Petit secret, il est celui de ma nuit.
Il m’a fait voyager, de Londres, à Lisbonne en passant par notre douce méditerranée, il m’a embarqué dans son tourbillon de fraicheur. Il m’a remis le pied à l’étrier professionnel, m’a poussé à me dépasser en tant qu’éduc et a accueillis avec tellement d’amour et de bienveillance mes crises d’hystéries en rentrant du boulot.
Cet homme m’a ouvert les portes d’un amour que je conçois aujourd’hui à plusieurs… Que j’imagine dans le futur… Que je veux plein et abondant.

Vers l’amour de nous.
Suite logique, j’aime aimer et surtout je donne une nouvelle dimension à l’amour. Grande avancée, la gamine qui ne voulait pas d’enfant, qui se voyait papillonner toute sa vie, qui ne jurais que par le voyage et l’aventure a évolué. Aujourd’hui j’aspire à une vie de famille, l’éventualité d’un mini nous m’attire plus que me repousse. Je ne vois plus l’enfant comme un machin qui pue, qui hurle, qui pleure, qui cours et qui est dépendant de nous, je le vois aujourd’hui comme un sujet aux milles capacités, aux milles désirs et envies, aux milles couleurs et aux milles amours. 28ans après, il était temps ! Je me rêve mère, incroyable mais vrai. Donc advienne que pourra… Finalement l’aventure est partout.

Bilan 2017 plutôt rafraichissant finalement.
Et même si je n’écris cette page que maintenant, j’ai tiré en janvier mes mots 2018, voilà donc ce qui m’attend :

JOIE
SANTE
BONHEUR

Ainsi soit il !

L’année est déjà bien entamé, de 3mois exactement, mais j’ai l’impression qu’elle a commencé au 1er Avril. Alors Bonne année à vous chers amis, qu’elle soit belle et pleine de promesse !

ps : Photo d’illustration : Street Art de Berlin représentant la petite Lucie aux 1000 aventures tentant en vain de tuer son petit animal de compagnie doudou, son chat. Je trouve que cette photo colle à la peau de mon bilan d’année. Ma problématique chatesque de 2016 n’est toujours pas réglée et surement pas prête d’être réglée ! Peut etre qu’une part de Petite Lucie est en moi.

A vous de jouer !

https://i2.wp.com/zegag.fr/gags/2141.jpg

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5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. billielugosi dit :

    Merci pour ce partage qui résonne comme en synchronicité, merci et merci pour le tableau des mots, je l’avais oublié ce tableau… 🙂

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    1. KanCKonYVa dit :

      Belle année à toi ! Quelle soit riche et heureuse ! File vite trouver tes mots 🙂

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  2. billielugosi dit :

    je les ai déjà je les aime ♥ je vais être la plus juste possible pour qu’ils résonnent tout au long de cette année

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  3. Péma Keltoï dit :

    aventure, rêve, passion…pas mal!
    belle année 2018

    Aimé par 1 personne

    1. KanCKonYVa dit :

      Prometteur dit donc !
      Je te souhaite de vivre plein de belles histoires !

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