Je me souviens de … Ce jour où il y a eu quelqu’un

C’est l’histoire d’un mec.

Il sait qui je suis, je sais pourquoi je suis là. Il m’a repéré m’a-t-on dit.

Mais lui, sait il vraiment pourquoi il est là, pourquoi il est parti et pourquoi il voit tous ces gens qui semblent se soucier de lui ?

Venu d’on ne sait où, d’on ne sait pourquoi, d’on ne sait comment, on doit leur apprendre a ces minots, on doit leur réapprendre a vivre. 

Déconstruire pour reconstruire.

Composer avec un passé qui n’est pas le notre, dont on ignore quasiment tout, dont on imagine ce que l’on veut bien nous laisser voir.

Phrases lâchées, regards croisés, chemins brisés.

Whisky madame Marion.

Douloureuses blessures a refermer, avenir incertain a atteindre.

Tout commence quand tout s’est arrêté.

Qui sont ces mômes aux regards pleins d’espoir, plein d’envie?

Ils courent vers cette pseudo liberté promise en cette terre sainte. Le rêve americain a porté de main.

Confrontés a leur désillusion, seuls et sans but atteignables, ils doivent feindre d’avancer.

Ce doux monde occidental, ce beau modèle d’égalité et de liberté français aurait il manqué à ses promesses…

On doit renter dans leur jeux pour les mener vers un avenir plus, plus de quoi on ne sait pas mais plus c’est mieux que leur avant, on en est sur.

Ils jouent, acceptent nos plus, ils sont là alors pourquoi pas.

On essaye de se comprendre mutuellement, on passe surement à coté de la rencontre, englouti dans un quotidien trop bien ficelé, a 21ans on aura plus à s’en soucier, on aura essayé. Fataliste à la première heure, optimiste à leur dernière heure. on sera content de savoir qui ils seront devenus dans quelques années.

Mais creuser dans les détails, aiguiser son regard aux doux gestes de la vie, voir ce que les autres ne voient pas, se battre pour les mettre en lumière et les faire reconnaître, spéculer sur les pourquoi du comment, remettre l’autre à sa place d’humain et non plus de gosse assisté.

Il est mineur, il est étranger. Il est ghanéen, grand, noir, beau, poli. Il s’appelle. Mister E. Il a peur. Il a mal. Il est seul. Il ne comprend pas le francais, il a envie, il y croit. Encore.

Il boit.

Il aime les jolies filles aussi.

Il n’a peut être qu’exprimer sa douleur par un help.

reçu 5/5.

Photo & Texte © KanCKonYva
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